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23/09/2008

Saint Michel Garicoïts

betharram-garicoits.jpgUn apôtre de l’amour de Dieu

L’enfance d’un saint

Né le 15 avril 1797, aîné de six enfants, Michel Garicoïts a passé ses plus tendres années dans une maison isolée au pied des Pyrénées, près de la frontière franco-espagnole. Il grandit au sein d’une famille catholique, restée fidèle à l’Église de Rome pendant les persécutions révolutionnaires. Par leur piété et leur exemple, ses parents et grands-parents le marquèrent profondément. De sa mère notamment, il reçut une éducation très stricte ; plus tard Michel dira qu’après Dieu, c’est à elle qu’il devait tout.
Le jeune garçon connaît son catéchisme par cœur, et chante des cantiques tout en gardant son troupeau. À l’âge de 13 ans, il est envoyé comme domestique à la ferme des Anghelu, à Oneix. C’est là qu’il reçoit l’Eucharistie le dimanche 9 juin 1811, fête de la Sainte Trinité. Il a 14 ans. Cette expérience forte de la Présence et de l’Amour de Dieu l’accompagnera toute sa vie.
La première communion est le déclic de sa vocation. De retour au village, il annonce à son père : « Je voudrais être prêtre ». Rêve impossible, faute d’argent à la maison. Mais sa grand-mère n’hésite pas à parcourir à pied les 25 kilomètres qui la séparent du bourg de Saint-Palais. Elle convainc le curé doyen d’inscrire Michel à l’école en échange de quelques services. Travailleur acharné, le petit basque étudie le soir, à la chandelle, et devient très vite le meilleur élève en latin et en français.

Un jeune clerc qui promet

Tant au petit séminaire d’Aire-sur-Adour qu’au grand séminaire de Dax, Michel fait grande impression ; sa réussite scolaire, alliée à sa piété, lui valent d’être comparé à Saint Louis de Gonzague. Il n’a pas fini ses études que l’abbé Claverie l’appelle à la rescousse au petit séminaire de Laresorre. Par sa bienveillance et son sérieux, le jeune clerc devient très vite l’enseignant préféré, en classe comme dans la cour de récréation. Il est ordonné prêtre le 20 décembre 1823 par Mgr d’Astros, à la cathédrale de Bayonne.
Nommé à Cambo, il conquiert le cœur de ses paroissiens tout propageant, la dévotion au Sacré Cœur de Jésus. Progressivement, il place le Cœur du Christ au centre de sa vie et de sa spiritualité.
Au bout de deux ans, l’abbé Garicoïts troque sa charge de vicaire pour celle de professeur à Bétharram. En 1825, le séminaire est dans un état déplorable. Mgr d’Astros, qui avait envisagé d’y établir un groupe de missionnaires, a trouvé en Michel Garicoïts plus qu’un redresseur, un visionnaire.
À deux pas de là, il fait connaissance de Jeanne Elisabeth Bichier des Ages et des Filles de la Croix qu’elle a fondées. La rencontre est décisive. À travers le dénuement et le dévouement de cette communauté nouvelle, il découvre la vie religieuse. En même temps, le directeur de séminaire est témoin du désarroi de la hiérarchie face au laisser-aller et à l’indiscipline de certains clercs. Sa décision est prise : « Je formerai des prêtres qui, par leur obéissance, consoleront le cœur de leurs évêques ».

Les Prêtres du Sacré Cœur

Dès le début, Michel Garicoïts a en tête de fonder un ordre religieux à part entière (avec des vœux et un supérieur élu). Il rêve d’un corps de soldats du Christ, toujours prêts à répondre à l’appel de l’Église. En 1832, une retraite de trente jours chez les Jésuites lui fait embrasser la volonté de Dieu, ainsi résumée par le Père Le Blanc, son directeur spirituel : « Dieu désire que vous soyez plus qu’un Jésuite ; suivez votre inspiration, qui vous vient du ciel, et vous deviendrez le père d’une famille qui sera notre sœur… » Sitôt rentré à Bétharram, Michel se jette au pied du Saint Sacrement ; il en sort confirmé dans le projet qui occupera le restant de ses jours. Les difficultés ne manqueront pas - « Qu’il est difficile de donner naissance à une Congrégation ! », s’exclame-t-il de retour d’une visite à Bayonne - les grâces non plus.
Les Bétharramites, regroupés en 1835, prennent le nom de Prêtre du Sacré Cœur de Jésus  en 1841. Le Père Garicoïts dirige sa petite famille par la parole et par l’exemple. Il propose à ses compagnons de vivre selon les règles jésuites et l’esprit de saint Ignace. Il lance sa petite société dans l’aventure outre-mer, en envoyant les premiers Bétharramites en Argentine. Il accompagne les religieuses du diocèse, à commencer par les Filles de la Croix d’Igon. Il donne des conférences hebdomadaires et anime les retraites de ses religieux ; il a le souci que chacun, éducateur, missionnaire, pasteur, travailleur manuel, reçoive la préparation appropriée à son ministère. En communauté, il est proche des Frères ; dans la société, il est attentif à tous les besoins humains.

Saint Michel de Bétharram et de partout

En 1853, le Père Garicoïts est victime d’une attaque. “N’ayez crainte, affirme-t-il à ceux que sa paralysie partielle inquiète, nous continuerons aussi longtemps que Dieu le permettra ». Un jour d’Ascension, Michel atteint le ciel qu’il essayait vainement, enfant, de toucher en escaladant les collines les unes après les autres. Le jeudi 14 mai 1863, vers 3 heures du matin, il meurt sans avoir vu son œuvre accomplie. Il faudra attendre quatorze ans pour que son rêve se réalise. Les Constitutions de la Congrégation de Bétharram sont approuvées par le pape Léon XIII en 1877. En 1923, Michel Garicoïts est béatifié ; il est déclaré Saint vingt-deux ans plus tard.
Aujourd’hui, l’esprit de saint Michel Garicoïts est bien vivant dans différentes parties du monde. Bien que peu nombreux, les Bétharramites brûlent de son charisme du « Me Voici pour faire ta volonté ». C’est ce même élan qui les pousse à répondre à l’appel des Évêques, en particulier là où personne ne peut ou ne veut s’engager.
À la suite de notre père saint Michel, nous essayons de partager aux autres le bonheur qui nous anime. Nous nous en remettons à Dieu et à la Providence pour continuer la mission du Sacré Cœur, et avec la même conviction que notre fondateur, nous voulons « voir en Dieu l’Auteur et le Gardien de notre Société ; Il la gouverne et la protègera ». En tant que chrétiens et membres de la famille religieuse du Cœur de Jésus, nous nous efforçons chaque jour de répondre à l’amour de Dieu dans nos divers ministères, en disant : En avant toujours !

John Chan Kunu,SCJ

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